Capsulite rétractile de l’épaule (Adhesive Capsulitis)
Cette fiche d’information s’adresse aux patients consultant pour une douleur ou une raideur d’épaule. Elle présente les éléments essentiels concernant la capsulite rétractile (ou « adhesive capsulitis »), une affection fréquente mais bénigne de l’épaule. Il est important de noter que cette pathologie ne relève pas d’une prise en charge chirurgicale : elle doit être suivie par un médecin spécialiste des articulations (rhumatologue, MPR, médecin du sport, ou médecin de la douleur).
Le chirurgien du membre supérieur n’intervient pas dans cette maladie sauf exceptionnels cas de raideur persistante invalidante après guérison de la capsulite (après 2-ans).
1. Généralités
La capsulite rétractile, ou « adhesive capsulitis », correspond à une inflammation puis un épaississement et un enraidissement progressif de la capsule articulaire de l’épaule. Cette inflammation provoque la formation d’adhérences à l’intérieur de la capsule, ce qui entraîne une perte de mobilité et des douleurs importantes.
2. Causes et facteurs favorisants
La cause est le plus souvent inconnue (forme idiopathique). Certains facteurs augmentent le risque :
- Diabète
- Troubles thyroïdiens
- Pathologies auto-immunes
- Immobilisation prolongée après traumatisme ou chirurgie
- Certaines maladies neurologiques ou cardiovasculaires
3. Évolution naturelle
La capsulite évolue lentement, en trois phases successives :
- Phase douloureuse : douleurs intenses, souvent nocturnes (3 à 6 mois)
- Phase de raideur : diminution des douleurs mais perte de mobilité (6 à 12 mois)
- Phase de récupération : amélioration progressive (6 à 12 mois)
L’évolution totale est souvent de 12 à 24 mois, avec guérison complète dans la majorité des cas.
4. Diagnostic
Le diagnostic est essentiellement clinique : douleurs diffuses et raideur dans toutes les directions. Les examens d’imagerie (radiographie, échographie, IRM) permettent d’exclure d’autres causes mais ne sont pas toujours nécessaires.
5. Mécanismes possibles
Le mécanisme exact n’est pas entièrement élucidé. Outre l’inflammation et la fibrose capsulaire, plusieurs travaux suggèrent une implication du système nerveux autonome (système neurovégétatif), avec une hyperstimulation sympathique contribuant à la douleur et à la raideur. Cette hypothèse rapproche la capsulite d’un phénomène de type « dystrophie sympathique réflexe ».
Certaines études expérimentales suggèrent également un effet bénéfique potentiel de la vitamine C dans la régulation du système neurovégétatif, mais les preuves cliniques restent limitées.
6. Prise en charge médicale
La capsulite rétractile relève d’une prise en charge médicale, non chirurgicale. Les spécialistes compétents sont : rhumatologues, médecins de Médecine Physique et Réadaptation (MPR), médecins du sport, radiologues interventionnels et médecins de la douleur.
Les traitements reposent sur :
- Antalgiques et anti-inflammatoires
- Infiltrations de corticoïdes sous-acromiales ou intra-articulaires
- Arthrodilatation (infiltration distensive) sous guidage radiographique ou échographique, permettant de rompre les adhérences capsulaires
- Rééducation douce et progressive, sans manipulation brutale
- Prise en charge par un médecin de la douleur en cas de douleurs extrêmes : perfusions d’AINS, de kétamine, blocs sympatholytiques, etc.
7. Rôle du chirurgien du membre supérieur
Il est important de comprendre que la capsulite rétractile n’est pas une pathologie chirurgicale. Le chirurgien du membre supérieur n’intervient pas dans cette maladie. En cas de suspicion de capsulite ou de douleur évoquant ce diagnostic, il est préférable de consulter directement un rhumatologue, un médecin de rééducation, un médecin du sport ou un médecin de la douleur.
8. Pronostic et conseils
Le pronostic est généralement très favorable. La douleur disparaît progressivement et la mobilité revient lentement. Une raideur légère peut persister, surtout chez les patients diabétiques. Il est essentiel de poursuivre les exercices de mobilisation douce, d’éviter l’immobilisation complète et de faire preuve de patience.
capsulite rétractile, adhesive capsulitis, épaule gelée, épaule douloureuse, raideur épaule, traitement capsulite, arthrodilatation, infiltration épaule, douleur épaule, rhumatologue, médecin du sport, médecine de la douleur, capsulite non chirurgicale, rééducation épaule, hyperstimulation neurovégétative, vitamine C
Pourquoi consulter un spécialiste ?
- Diagnostic précis : Exclure d’autres causes de douleur (tendinopathie, arthrose).
- Traitement adapté : Infiltrations, rééducation, gestion de la douleur.
- Suivi : Éviter la chronicisation et les complications.
Où consulter à Toulouse ?
Pour une prise en charge optimale, consultez un rhumatologue, un médecin de la douleur ou un spécialiste en MPR.
En cas de doute sur le diagnostic, le Dr Guinand peut vous orienter vers le spécialiste adapté.