• 0561378783
 

Comprendre vos douleurs avant et après chirurgie du membre supérieur


Ce document a pour but de vous aider à comprendre les différents types de douleurs, leurs mécanismes, et les traitements possibles avant et après une chirurgie du membre supérieur (épaule, coude, poignet, main). Il est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Une consultation avec un chirurgien du membre supérieur vise à évaluer les causes mécaniques ou structurelles, mais la prise en charge des douleurs chroniques ou neuropathiques relève souvent d’une approche médicale complémentaire.



1. Les différents types de douleurs

  • Douleur nociceptive : provoquée par une atteinte tissulaire (tendon, muscle, cartilage, os). Elle est proportionnelle à la lésion et répond en général aux antalgiques classiques et aux anti-inflammatoires.
  • Douleur neuropathique : liée à un dysfonctionnement du système nerveux, elle se manifeste par des brûlures, fourmillements ou décharges électriques, parfois sans lésion visible. Les antalgiques habituels sont souvent inefficaces.
  • Douleur mixte : association des deux mécanismes, fréquente dans les pathologies chroniques (tendinopathie ancienne, capsulite, séquelle opératoire).


2. Comprendre pourquoi la douleur peut persister

Quand une douleur dure depuis plusieurs semaines ou mois, le système nerveux devient plus sensible : c’est la sensibilisation centrale. Le cerveau continue d’interpréter certains signaux comme douloureux même si la lésion initiale est cicatrisée. Ce phénomène explique pourquoi certaines douleurs persistent avant ou après une chirurgie, et pourquoi les antalgiques classiques ne suffisent pas toujours.



3. Les douleurs avant une chirurgie : les prévenir et les comprendre

Avant une intervention, il est fréquent de ressentir une douleur due à l’usure, une tendinopathie, une capsulite, ou un conflit mécanique. Ces douleurs doivent être évaluées et traitées pour préparer au mieux l’opération.

Objectifs de cette phase préopératoire :

  • Réduire l’inflammation et la douleur (kinésithérapie douce, glace, repos relatif).
  • Préserver la mobilité et la force musculaire.
  • Gérer les troubles du sommeil et l’anxiété liés à la douleur.
  • Adapter le traitement antalgique si la douleur a des signes neuropathiques (fourmillements, brûlures, hypersensibilité).


4. Les douleurs après chirurgie : distinguer normal et anormal

Une douleur modérée après une chirurgie du membre supérieur est normale et fait partie du processus de cicatrisation. Elle doit toutefois diminuer progressivement. Une douleur très intense, brûlante, ou déclenchée par le simple contact peut traduire un dérèglement nerveux et doit faire envisager une évaluation spécialisée.

Le contrôle précoce de la douleur post-opératoire est essentiel pour éviter une hypersensibilisation et favoriser la récupération fonctionnelle.



5. Les principaux traitements disponibles

  • Médicaments : paracétamol, anti-inflammatoires, neuromodulateurs (amitriptyline, duloxétine, gabapentine, pregabaline) pour les douleurs nerveuses.
  • Rééducation : mouvements doux, étirements, travail postural et proprioceptif.
  • Approches complémentaires : relaxation, gestion du stress, sommeil, activité physique adaptée.
  • CBD : possible chez certains patients intolérants aux traitements classiques, uniquement sur avis médical.


6. Schéma simplifié du trajet de la douleur

La douleur débute dans les récepteurs périphériques, circule via les fibres nerveuses vers la moelle épinière, puis jusqu’au cerveau où elle est interprétée. Les traitements agissent à différents niveaux :

  • Antalgiques : bloquent la transmission du signal au niveau local.
  • Neuromodulateurs : régulent la transmission nerveuse.
  • Techniques comme le TENS ou la stimulation magnétique (rTMS) : modifient la perception centrale de la douleur.


7. Quand consulter un médecin de la douleur ?

Si la douleur persiste malgré un traitement adapté, si elle est brûlante, fulgurante, ou mal tolérée, une consultation douleur est indiquée. Le médecin de la douleur peut proposer des techniques spécifiques comme les patchs de capsaïcine, la stimulation électrique (TENS), la rTMS, les perfusions de kétamine ou des blocs nerveux ciblés.

👉 Ce document est informatif. Il ne remplace pas une évaluation médicale individuelle. La consultation chirurgicale vise à évaluer la cause mécanique ou structurelle, mais la gestion de la douleur chronique relève d’une approche complémentaire, souvent pluridisciplinaire.



douleur neuropathique, chirurgie membre supérieur, épaule, coude, poignet, main, douleur avant chirurgie, douleur post-opératoire, consultation douleur, capsaïcine, TENS, kétamine, rTMS, CBD, algodystrophie, SDRC, capsulite rétractile