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Instabilité Postérieure de l'Épaule – Informations Médicales Détaillées pour Patients


L’instabilité postérieure de l’épaule (ou instabilité postérieure gléno-humérale) est une pathologie moins fréquente que l’instabilité antérieure, représentant environ 2 à 10 % des cas d’instabilité de l’épaule. Elle correspond à un déplacement anormal de la tête humérale vers l’arrière de la glène, souvent lié à un traumatisme, à des microtraumatismes répétés (sports de poussée, sports de contact) ou à une laxité constitutionnelle. Certaines formes sont associées à des anomalies osseuses appelées dysplasies.



1. Symptômes et mécanismes

Les patients décrivent souvent une douleur profonde et postérieure de l’épaule, une sensation d’instabilité ou de ‘décrochage’, notamment lors des mouvements de poussée, de lancer ou de position du bras en avant. Dans les cas plus sévères, une véritable luxation postérieure peut survenir. L’instabilité peut être traumatique, microtraumatique (sport répétitif) ou atraumatique (laxité constitutionnelle).



2. Facteurs de risque et anatomie pathologique

Plusieurs facteurs favorisent cette instabilité : hyperlaxité, sports sollicitant la poussée (rugby, musculation, handball), anomalies de la morphologie osseuse (rétroversion glénoïde ou humérale, dysplasie postérieure), et déséquilibres musculaires scapulaires. Les lésions associées peuvent inclure une déchirure du labrum postérieur (Bankart postérieur) et parfois une encoche humérale antérieure appelée ‘reverse Hill-Sachs’.



3. Examens et imagerie

Le diagnostic repose sur l’examen clinique et les tests spécifiques (Jerk test, Kim test, test d’appréhension postérieure). Les radiographies standard permettent de détecter une encoche humérale ou une perte osseuse glénoïde. Le scanner 3D mesure la perte osseuse et la rétroversion de la glène. L’IRM montre les lésions labrales, capsulaires et tendineuses associées.



4. Traitement conservateur

Le traitement de première intention est la rééducation fonctionnelle, réalisée sur plusieurs semaines. Elle vise à renforcer les muscles stabilisateurs postérieurs (coiffe, deltoïde postérieur), à corriger la posture scapulaire et à améliorer le contrôle neuromusculaire. Un programme bien conduit permet une amélioration dans la majorité des cas, notamment chez les patients non traumatiques.



5. Indications chirurgicales

La chirurgie est envisagée en cas d’échec du traitement conservateur ou de lésions structurales importantes. Le choix de la technique dépend du type et de la gravité des lésions :

  • Bankart postérieur arthroscopique : réparation du bourrelet postérieur et renforcement capsulaire.
  • Comblement d’encoche humérale (reverse Hill-Sachs) : par greffe osseuse ou remplissage tendineux.
  • Greffe osseuse postérieure : butée iliaque ou butée acromiale pédiculée de Kouvalchouk, en cas de perte osseuse glénoïde importante ou de dysplasie postérieure.
  • Ostéotomies correctrices (glène ou acromion) : réservées à certaines déformations osseuses marquées et actuellement en cours d’évaluation (concept de Gerber).


6. Suites opératoires et pronostic

La rééducation post-opératoire est essentielle et débute précocement sous contrôle du chirurgien et du kinésithérapeute. La reprise du sport se fait entre 4 et 9 mois selon le geste réalisé. Les résultats sont globalement satisfaisants, avec une bonne récupération fonctionnelle et un faible taux de récidive lorsque la prise en charge est complète et personnalisée.



Où consulter le Dr Guinand ?


📍 Clinique de l’Union – Ramsay Santé (Toulouse)

Bd Ratalens, 31240 Saint-Jean
Secrétariat du Dr Guinand : 05 61 37 87 83



Foire aux questions (FAQ)


Quels sont les symptômes d’une instabilité postérieure ?

Douleur postérieure, sensation de « décrochage » lors des mouvements de poussée ou de lancer.

Quand faut-il opérer ?

La chirurgie est envisagée en cas d’échec de la rééducation ou de lésions structurales importantes.

Quelle est la durée de la récupération ?

La rééducation dure 4 à 9 mois selon le geste réalisé.



Témoignage patient

« Après des années de douleurs et d’instabilité à l’épaule, le Dr Guinand a diagnostiqué une instabilité postérieure. Grâce à une intervention chirurgicale et à la rééducation, j’ai retrouvé une épaule stable et sans douleur. Merci pour son expertise ! »

— Laurent, 38 ans, Toulouse



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