• 0561378783
 

Pathologies inflammatoires et traumatiques du biceps distal au coude


Rôle du biceps distal

Le biceps brachial est le muscle situé à l’avant du bras. Son tendon distal s’insère sur le radius, l’un des deux os de l’avant-bras. Il participe à la flexion du coude, mais son rôle principal est la supination, c’est-à-dire le mouvement qui permet de tourner la paume de la main vers le haut. Ce geste est essentiel dans la vie quotidienne et dans de nombreux sports : visser, porter un objet, ou soulever une charge.



1. Les pathologies inflammatoires

Tendinopathie du biceps distal

Il s’agit d’une inflammation ou dégénérescence du tendon à son insertion sur le radius. Elle touche surtout les sportifs ou travailleurs manuels sollicitant de façon répétée la flexion et la supination du coude.

Signes cliniques :

  • Douleur localisée à l’avant du coude, accentuée à la supination contrariée.
  • Test de supination douloureuse positif (coude fléchi à 90°).
  • Sensibilité à la palpation du tendon, parfois un petit gonflement.
  • Pas de perte de force réelle, sauf gêne liée à la douleur.

Bursopathie péritendineuse

Il s’agit d’une inflammation de la bourse séreuse entourant le tendon distal, responsable d’un épanchement péritendineux, mais sans rupture tendineuse.

Traitement :

  • Repos, glaçage, physiothérapie.
  • Rééducation douce, étirements et renforcement progressif.
  • Infiltrations si besoin : corticoïdes ou PRP (plasma riche en plaquettes).


2. Les pathologies traumatiques

Rupture du tendon distal du biceps

La rupture correspond à une désinsertion partielle ou complète du tendon de son attache sur le radius, souvent lors d’un effort brutal de traction ou de soulèvement. Les signes sont :

  • Douleur vive et sensation de craquement.
  • Déformation et ascension partielle ou complète du galbe musculaire du biceps.
  • Perte nette de force de supination et parfois de flexion.
  • Sensation de “lâcher” au moment du traumatisme.


3. Imagerie et diagnostic

Le diagnostic repose avant tout sur l’examen clinique, souvent très évocateur. L’imagerie vient confirmer et préciser l’atteinte :

  • Échographie : examen le plus souvent suffisant lorsqu’il est réalisé par un radiologue expérimenté. Elle permet de visualiser la continuité du tendon, son insertion et la présence d’un épanchement ou d’un hématome. À éviter en urgence immédiate, car l’hématome post-traumatique peut gêner l’analyse.
  • IRM : utile pour préciser l’étendue de la lésion et évaluer la rétraction tendineuse ou la réparabilité.


4. Rôle du lacertus fibrosus (expansion aponévrotique)

Le tendon distal du biceps présente une expansion aponévrotique appelée lacertus fibrosus, qui s’étend vers l’ulna. Elle agit comme un frein anatomique limitant la rétraction du tendon lors d’une rupture.

  • Si le lacertus fibrosus est intact : la rétraction est limitée (< 3–4 cm), le tendon reste réinsérable.
  • Si le lacertus fibrosus est rompu : la rétraction est importante, le tendon se replie sur lui-même avec un effet de fouet. La chirurgie devient alors urgente, idéalement dans les 15 jours.


5. Traitement

Chirurgical

Chez les patients actifs, le traitement de référence est la réinsertion du tendon sur le radius à l’aide d’implants spécifiques (ancres, vis ou bouton cortical). Les suites opératoires comprennent :

  • Immobilisation du coude et du poignet en attelle BABP pendant 4 à 6 semaines.
  • Rééducation progressive.
  • Reprise des activités physiques ou sportives vers 3 mois.

Non chirurgical

Réservé aux patients peu actifs ou âgés. Il permet un bon confort fonctionnel mais laisse une perte définitive de force en supination.



6. Complications possibles de la chirurgie

Bien que les résultats soient excellents, certaines complications peuvent survenir :

  • Irritation nerveuse sensitive (nerf musculo-cutané) avec paresthésies ou dysesthésies transitoires.
  • Non-cicatrisation du tendon ou échec de réinsertion.
  • Impossibilité technique de réinsertion au-delà de 3–4 semaines.
  • Ossification péri-tendineuse ou synostose radio-ulnaire limitant la prono-supination.
  • Infection post-opératoire (rare).
  • Fracture du radius lors de la pose de l’implant (exceptionnelle).


7. Pronostic

Les formes inflammatoires évoluent favorablement avec traitement médical. Après réinsertion chirurgicale, la force de supination et la mobilité du coude sont généralement entièrement récupérées. Une intervention précoce, notamment en cas de rupture complète avec perte du lacertus fibrosus, optimise la cicatrisation et le résultat fonctionnel.



Où consulter le Dr Guinand ?


📍 Clinique de l’Union – Ramsay Santé (Toulouse)

Bd Ratalens, 31240 Saint-Jean
Secrétariat du Dr Guinand : 05 61 37 87 83



Foire aux questions (FAQ)


Quand envisager une prothèse de coude ?

La prothèse est indiquée en cas de douleur invalidante et de raideur persistante malgré un traitement médical bien conduit.

Quelle est la durée de vie d’une prothèse de coude ?

La durée de vie moyenne est de 10 à 15 ans, selon le type d’implant et l’activité du patient.

Quels sont les risques de la chirurgie ?

Les complications possibles incluent l’infection, la luxation, ou l’usure prématurée de l’implant. Une évaluation préopératoire rigoureuse permet de les minimiser.



Témoignage patient

« Après une fracture complexe du coude, le Dr Guinand m’a posé une prothèse. Aujourd’hui, je n’ai plus mal et je peux à nouveau utiliser mon bras normalement. Un grand merci pour son professionnalisme ! »

— Jacques, 68 ans, Toulouse



Contactez-nous


Vous souffrez d’une pathologie du coude nécessitant une prothèse ? Contactez-nous dès maintenant :



Ou appelez directement notre secrétariat :



prothèse de coude, arthrose coude, polyarthrite rhumatoïde coude, fracture coude, chirurgie prothétique coude, Dr Guinand, chirurgien coude Toulouse, prothèse totale coude, rééducation coude, indications prothèse coude 2025, douleur coude, traitement arthrose coude Toulouse