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Ostéonécroses du Poignet : Kienböck, Scaphoïde, Triquétrum, Pisiforme | Dr Guinand, Chirurgien à Toulouse


Les ostéonécroses du poignet regroupent plusieurs affections rares mais potentiellement invalidantes, caractérisées par la souffrance puis la mort d’un fragment osseux liée à un défaut d’apport sanguin. Le poignet est constitué de huit petits os (les os du carpe), dont certains possèdent une vascularisation fragile, les rendant particulièrement sensibles à ce phénomène. Le Dr Guinand, chirurgien du membre supérieur à la Clinique de l’Union à Toulouse, vous présente un bilan complet de ces pathologies et de leurs traitements.



Physiopathologie

L’ostéonécrose correspond à une interruption partielle ou totale de la circulation sanguine d’un segment osseux. Lorsque cette vascularisation est compromise, les cellules osseuses meurent progressivement. L’os perd alors sa résistance, se fragilise, et peut s’effondrer, entraînant à terme une arthrose du poignet.

Les causes sont multiples :

  • Traumatiques : fracture, luxation ou microtraumatismes répétés.
  • Mécaniques : déséquilibre entre le radius et l’ulna.
  • Vasculaires : anomalies congénitales ou thromboses locales.
  • Idiopathiques : sans cause identifiée.



Localisation des principaux os du carpe concernés par les ostéonécroses du poignet.



Diagnostic


L’imagerie est essentielle pour établir le diagnostic :

  • Radiographie standard : détecte les formes évoluées (sclérose, effondrement).
  • IRM : examen de choix pour visualiser précocement les zones de nécrose.
  • Scanner : complète le bilan pour évaluer les déformations osseuses ou les pseudarthroses.


1. Le lunatum – Maladie de Kienböck

C’est la forme la plus connue et la plus étudiée. La maladie de Kienböck correspond à une ostéonécrose du lunatum, souvent liée à une variance ulnaire négative (radius plus long que l’ulna). Cette configuration anatomique augmente la pression sur le lunatum, qui finit par se nécroser.

Les symptômes associent douleur dorsale du poignet, perte de force et raideur progressive.

Traitement de la maladie de Kienböck

Le traitement dépend du stade évolutif (classification de Lichtman) et associe deux objectifs :

  1. Réduire les contraintes mécaniques exercées sur le lunatum.
  2. Restaurer sa vascularisation pour tenter de régénérer l’os.
  • Stades précoces : immobilisation ou ostéotomie de raccourcissement du radius pour corriger le déséquilibre mécanique.
  • Formes avancées : chirurgie de revascularisation par le greffon vascularisé de Kuhlmann (technique de référence en France), souvent associée à une ostéotomie de raccourcissement radial.


2. Le scaphoïde

L’ostéonécrose du scaphoïde est souvent secondaire à une fracture, notamment au niveau de son col (pseudarthrose du scaphoïde). La vascularisation du scaphoïde se fait principalement du distal vers le proximal, ce qui explique la vulnérabilité du pôle proximal : en cas de fracture, cette partie peut se nécroser.

Le traitement repose sur la fixation chirurgicale de la fracture, parfois associée à une greffe osseuse spongieuse ou vascularisée. Dans les formes évoluées, une arthrodèse partielle du carpe peut être indiquée.



3. Le triquétrum

L’ostéonécrose du triquétrum est plus rare et souvent découverte fortuitement. Elle peut résulter d’un traumatisme ancien ou d’une surcharge mécanique répétée. Le traitement est le plus souvent conservateur, associant immobilisation, antalgiques et adaptation de l’activité.

4. Le pisiforme

Encore plus exceptionnelle, l’ostéonécrose du pisiforme touche parfois les sportifs (cyclistes, rameurs). La gêne est localisée en regard du canal ulnaire. En cas de douleur persistante, une exérèse du pisiforme donne généralement de bons résultats.



Prise en charge thérapeutique

Le traitement vise à soulager la douleur, préserver la fonction et ralentir l’évolution vers l’arthrose. Il associe selon le stade :

  • Mesures conservatrices : immobilisation, adaptation gestuelle.
  • Gestes mécaniques : ostéotomie de raccourcissement radial ou ulnaire selon le cas.
  • Chirurgies de revascularisation : greffon de Kuhlmann pour le lunatum.
  • Gestes de sauvetage dans les formes irréversibles : résection, arthrodèse partielle ou totale, voire prothèse du carpe.


Pronostic

Le pronostic dépend du stade au moment du diagnostic. Aux stades précoces, la fonction du poignet peut être bien conservée. Les traitements combinant correction mécanique et revascularisation offrent les meilleurs résultats. Aux stades tardifs, la douleur chronique et l’arthrose imposent souvent un traitement chirurgical palliatif.



Pourquoi consulter le Dr Guinand ?


  • Expertise spécialisée : Prise en charge des ostéonécroses du carpe à tous les stades.
  • Techniques avancées : Maîtrise du greffon de Kuhlmann, ostéotomie radiale, arthrodèse partielle.
  • Diagnostic précoce : Bilan complet (radiographie, IRM, scanner) pour une prise en charge optimale.


Où consulter à Toulouse ?


📍 Clinique de l’Union – Ramsay Santé (Toulouse)

Bd Ratalens, 31240 Saint-Jean
Secrétariat du Dr Guinand : 05 61 37 87 83



Foire aux questions (FAQ)


Comment savoir si je souffre d’une ostéonécrose du poignet ?

Les symptômes typiques sont une douleur dorsale du poignet, une perte de force et une raideur progressive. L’IRM est l’examen de choix pour confirmer le diagnostic précocement.

Toutes les ostéonécroses du poignet nécessitent-elles une opération ?

Non. Les formes peu évoluées (triquétrum, pisiforme) peuvent être traitées de manière conservatrice. La chirurgie est réservée aux formes douloureuses résistantes ou aux stades avancés.

Quelle est la différence entre la maladie de Kienböck et une fracture du scaphoïde ?

La maladie de Kienböck touche le lunatum, souvent sans traumatisme identifié. La nécrose du scaphoïde est le plus souvent secondaire à une fracture non traitée. Les deux nécessitent une prise en charge chirurgicale spécialisée.



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